Pourquoi devriez-vous conduire plutôt que prendre l’avion lors de votre prochain voyage de Vancouver à Calgary?

Photos et textes de Victor Aerden

Il y a une conversation qui se produit chaque fois que quelqu’un de Calgary se rend à Vancouver, ou vice-versa. Elle se déroule généralement ainsi : « Tu as conduit ou tu as pris l’avion? » Et presque toujours, la réponse est : l’avion. Deux heures. C’est simple et rapide.

Mais voilà : en prenant cette décision, vous passez à côté d’une magnifique route canadienne diversifiée. Mais ce printemps, avec les clés du Mitsubishi Outlander PHEV 2026 et sans être pressés, nous avons décidé de conduire. Et il s’avère que c’est un voyage très différent de celui que l’on fait à 35 000 pieds d’altitude.

Ce qui rend ce trajet si particulier, c’est en partie sa grande diversité. Vous quittez les rues animées de Vancouver, le vaste océan Pacifique et les forêts humides, vous traversez la chaîne côtière par Coquihalla pour arriver dans la vallée de l’Okanagan, avec ses lacs et ses vignobles et son climat chaud désertique. Le paysage change encore à mesure que vous montez dans la chaîne Selkirk par le col Rogers, puis redescendez dans la vallée du Columbia, pour enfin entrer dans les Rocheuses par Yoho et Banff, avant que le terrain ne s’aplanisse dans la prairie de l’Alberta et que Calgary n’apparaisse à l’horizon. De la côte aux prairies, tout ça en passant par la région viticole, les glaciers et les Rocheuses, sur une distance d’environ 1 000 kilomètres. Je ne connais pas d’autres trajets au pays qui traverse autant de panoramas différents aussi rapidement.

Vancouver

Vancouver mérite sa réputation de plus belle ville d’Amérique du Nord. Montagnes, océan, forêts, tout est là. Ajoutez à cela un centre-ville époustouflant, le parc Stanley et le Seawall, une scène artistique et gastronomique florissante, et vous comprendrez pourquoi il est difficile de partir. Si vous avez du temps avant de prendre la route, utilisez-le. Un café à Gastown, une promenade le long de l’eau, tout ce qui vous tente. Mais tôt ou tard, vous dirigez l’Outlander vers l’est et vous laissez la ville derrière vous.

Vous traversez les banlieues de Burnaby, Coquitlam et Abbotsford. Les montagnes se rapprochent. L’air change. Soudainement, vous vous retrouvez dans la vallée du Fraser : des terres agricoles plates à perte de vue, des sommets enneigés de tous les côtés. Et si vous avez de la chance, par temps clair, vous verrez le mont Baker, un volcan enneigé qui domine tout.

Chilliwack

À environ 100 km, Chilliwack est l’une de ces villes que la plupart des gens ignorent. Après tout, l’autoroute 1 divise la ville en deux, et vous pourriez penser qu’il n’y a rien ici. Mais vous auriez tort. Nichée au pied des montagnes et bordée par le fleuve Fraser, elle possède un véritable caractère si l’on ralentit suffisamment pour la découvrir. Nous nous sommes arrêtés au Smoking Gun Coffee Shop, l’endroit idéal pour démarrer un long trajet. Un café fort, une bonne ambiance et, surtout, une entreprise locale. Faites le plein de caféine, dégourdissez-vous les jambes et reprenez la route.

Hope

À peine une heure après Chilliwack, on a vraiment l’impression que les montagnes se rapprochent; la vallée du Fraser se rétrécit pour former le canyon du Fraser, et c’est là que se trouve Hope : une petite ville avec une grande toile de fond et, si vous voulez mon avis, une région très sous-estimée.

Fait amusant : C’est à Hope qu’a été tourné First Blood. Le Rambo original. Sylvester Stallone, survivant dans la nature, déjouant le shérif d’une petite ville à travers les montagnes et les rivières, ici même. Il y a maintenant une statue de Rambo en ville, ce qui est exactement le genre d’excentricité que nous aimons dans les petites villes canadiennes. Ça vaut la peine de prendre une photo.

Hope est aussi un carrefour où vous pouvez choisir votre itinéraire. Toutes les options sont bonnes. Vous avez trois possibilités : La route 1 qui traverse le canyon du Fraser est spectaculaire et sinueuse, avec des falaises surplombant le fleuve et des tunnels creusés dans la roche. Plus lente, mais spectaculaire, la route 3 se dirige vers le sud-est à travers Manning Park, magnifique et tranquille, et peut-être la moins fréquentée des trois. Et puis il y a l’autoroute 5 : le célèbre Coquihalla. Plus rapide, plus haut, et au début du printemps, une aventure à part entière. Nous avons choisi le Coquihalla.

Le Coquihalla

Le Coquihalla a toute une réputation. Si vous avez vu Highway Thru Hell, cette émission qui suit des conducteurs de dépanneuses qui tirent des semi-remorques du flanc de la montagne dans des conditions de voile blanc, vous le connaissez déjà. Il a été inauguré en 1986 pour l’Expo et a permis de réduire de plusieurs heures le trajet entre la côte et l’intérieur du pays, mais il y a un inconvénient : il est haut, escarpé, exposé et la météo peut rapidement passer d’excellente à très mauvaise. Au début du printemps, alors que toute la Colombie-Britannique est en train de dégeler, le Coquihalla reste fidèle à lui-même.

Son dénivelé de plus de 1 200 mètres traverse les Cascades vers Merritt. Peu après notre passage du col, il s’est mis à neiger très fort. De la neige fraîche sur la route, des chaussées glissantes au printemps et une faible visibilité : le genre de conditions qui séparent un véhicule performant d’un qui vous fait serrer les dents. Nous avons mis l’Outlander PHEV en mode Snow à l’aide du sélecteur de mode de conduite et le système super contrôle intégral (S-AWC) a fait son travail pour nous permettre de rester en sécurité et de garder le contrôle dans des conditions périlleuses.

Merritt

Une fois sorti des montagnes indemnes, vous arrivez à Merritt. Le contraste est immédiat avec Nicola Valley qui s’ouvre autour de nous. De grands pâturages, des collines recouvertes d’armoise : c’est un territoire d’élevage. Un monde complètement différent du col enneigé que vous traversiez il y a 20 minutes à peine.

L’élevage fait partie de l’histoire de la région depuis le milieu du XIXe siècle, et le plus grand ranch en exploitation au Canada, la Douglas Lake Cattle Company, se trouve tout près. Accrochez-vous à vos chapeaux et ne tombez pas de votre cheval : ce ranch s’étend sur plus de 1,2 million d’acres. Pour vous donner une idée, c’est plus vaste que l’Île-du-Prince-Édouard. Jusqu’à 20 000 têtes de bétail sont gérées par une équipe de cow-boys, tous à cheval. Ici, l’univers western n’a rien d’un décor touristique : c’est le quotidien. Et partout où il y a des cow-boys, il y a de la musique country. Merritt porte d’ailleurs le titre de capitale canadienne de la musique country, acquis grâce à l’un des plus grands festivals du genre au pays. À son apogée en 2005, le Merritt Mountain Music Festival attirait 148 000 personnes dans une ville d’à peine 7 000 habitants. Kenny Chesney, Reba McEntire, Wynonna Judd s’y sont produits. Le festival a depuis tiré sa révérence, mais son héritage demeure : plus de 100 empreintes de mains en bronze sur le Walk of Stars, de vastes murales country dans le centre-ville, ainsi que le Canadian Country Music Hall of Fame, installé ici de façon permanente. Flânez-y en prenant quelques photos.

Et franchement, s’il y a un endroit sur ce trajet pour lancer une liste de lecture country canadienne, c’est bien en arrivant ici, au volant d’un véhicule équipé d’une chaîne audio Dynamic Sound Yamaha haut de gamme Offert en nouveauté sur le Mitsubishi Outlander PHEV 2026 (et introduit d’abord sur le modèle à essence 2025), ce système a été conçu sur mesure par les « Sound Meisters » de la marque japonaise. C’est le genre de système qui vous donne envie de trouver la bonne liste de lecture pour chaque section de route. Et Merritt vous en offre une sur un plateau d’argent. Montez le volume pour écouter le meilleur du Canada. C’est tout simplement parfait. Voici la liste de lecture : Musique country canadienne.

Kelowna

La route entre Merritt et Kelowna continue de surprendre. À peine franchi le dernier sommet, vous entrez dans l’Okanagan. Soudainement, le lac Okanagan apparaît en contrebas : ce long et étroit ruban d’eau d’un bleu presque irréel traverse la vallée. Même lorsqu’on l’a déjà vu, l’effet reste saisissant. Ici, l’ambiance change complètement : chaleur, soleil, douceur. À mille lieues des conditions rencontrées sur la Coquihalla une heure plus tôt. C’est exactement ce qui rend ce trajet aussi marquant.

Kelowna est à la fois la région des lacs et des vins. Plus de 200 vignobles à proximité, une scène gastronomique qui s’est développée autour d’eux et un centre-ville au bord de l’eau qui mérite qu’on y passe une soirée. On ne s’y arrête pas simplement pour dormir : c’est une destination en soi.

Le trajet de Merritt à Kelowna n’arrête pas de nous surprendre. Le terrain change, les collines d’armoise s’ouvrent, puis vous franchissez une dernière crête et le lac Okanagan se trouve juste en dessous de vous. Ce lac bleu, long et étroit, traverse le fond de la vallée de l’Okanagan. Chaud, ensoleillé et sec.

Kelowna semblait être l’endroit idéal pour nous arrêter pour la nuit après une longue journée de route.

Où séjourner :

  • Économique : Samesun Kelowna, Holiday Inn Express
  • Milieu de gamme : Hotel Zed Kelowna, où nous avons séjourné. Design rétro, ambiance amusante et en plein centre-ville, à distance de marche de tout.
  • Luxe : L’Eldorado Resort sur les rives du lac, ou un court séjour à Mission Hill.

Pour le petit-déjeuner, Sunny’s modern diner est le choix tout indiqué, juste au coin de la rue. Mais attendez pour prendre votre café : Kelowna propose d’excellents cafés locaux, comme Bright Jenny Coffee Roasters, Cherry Hill Coffee, Local Chemist Coffee Bar et Craft 42. Nous avons opté pour ce dernier en quittant la ville et il ne nous a pas déçus. Bien entendu, nous avons également rapporté quelques vins locaux.

Des vignobles qui valent le détour, dans toute la gamme des prix :

  • Mission Hill Family Estate : C’est le joyau de la couronne. Perché sur une colline, il offre une vue imprenable sur le lac, des vins délicieux et un restaurant exceptionnel. Si vous voulez faire des folies pour une expérience dans l’Okanagan, choisissez celle-ci.
  • Quails’ Gate : Cohérent et magnifique. Au bord du lac.
  • Summerhill Pyramid Winery : Biologique, biodynamique, et leurs vins vieillissent dans une pyramide.
  • 50th Parallel Estate : Un peu au nord de la ville, il vaut le détour. De superbes vins blancs, un cadre magnifique.

Vers le nord, au fil des lacs

Au nord de Kelowna, la route se fait plus calme, et encore plus belle. Elle serpente le long du bras nord du lac Okanagan, puis longe Wood Lake et, enfin, le lac Kalamalka, que les gens du coin appellent simplement « Kal Lake ». Ses eaux passent du vert au bleu selon la lumière et l’heure. Si vous le pouvez, arrêtez-vous quelque part sur la rive. Si le temps le permet, le belvédère de Rattlesnake Point, accessible par une courte randonnée, offre l’un des plus beaux panoramas de toute la région de l’Okanagan.

Vernon mérite qu’on s’y attarde, surtout si vous souhaitez passer un peu de temps dans le nord de l’Okanagan. C’est officiellement la capitale des sentiers de la Colombie-Britannique, avec un énorme réseau de sentiers de randonnée et de VTT autour de la ville. Au-dessus de la ville, Silver Star Mountain Resort est une destination de calibre mondial pour le ski et le vélo de montagne, avec un charmant village au sommet.

Le secteur mérite vraiment qu’on y consacre un peu de temps. De notre côté, nous avons poursuivi la route, mais sachez que cette région vous attend.

Sicamous

À l’image de Merritt et de son identité country, Sicamous affiche un titre tout aussi singulier : capitale canadienne des maisons flottantes. Le nom Sicamous vient du mot Secwepemc qui signifie « serré au milieu », une description fidèle de cette petite localité située à l’endroit où Mara Lake se déverse dans Shuswap Lake.

Au début du printemps, c’était calme et tranquille. Les bateaux étaient tous à quai, il n’y avait pas âme qui vive. Mais cet endroit se transforme complètement en été, et on comprend vite pourquoi. Le lac Shuswap compte plus de 1 000 kilomètres de rives réparties sur quatre bras distincts. Vous pourriez passer une semaine sur une maison flottante et ne pas tout voir, et c’est exactement ce que font les gens. La flotte compte plus de 200 bateaux, allant de petites embarcations familiales à d’immenses plateformes flottantes avec des jacuzzis sur le toit et des glissades d’eau à l’arrière.

Fait à noter : Craigellachie, situé à seulement 25 km à l’est, est l’endroit où le dernier crampon du Chemin de fer Canadien Pacifique a été enfoncé en 1885. Un moment clé de l’histoire du pays survenu dans l’arrière-cour de Sicamous. Ce n’est pas un hasard si le Canadien Pacifique s’est établi ici.

Revelstoke

Revelstoke se trouve entre les chaînes de montagnes Selkirk et Monashee, au cœur de la seule forêt pluviale tempérée intérieure au monde, un écosystème rare composé de cèdres et de pruches anciens qui n’existe nulle part ailleurs sur terre. Historiquement surnommée la capitale des Alpes canadiennes, la ville mérite pleinement cette réputation dès qu’on observe les paysages qui l’entourent. Le parc national du Mont-Revelstoke domine directement la ville. Un peu plus à l’est, vous trouverez le parc national des Glaciers. Le Revelstoke Mountain Resort affiche le plus grand dénivelé skiable en Amérique du Nord, avec 1 713 mètres du sommet à la base. La région détient le record canadien de l’hiver le plus enneigé jamais enregistré : 2 447 centimètres sont tombés sur le Mont Copeland au cours de la saison 1971-72. Cela représente 24 mètres de neige en un seul hiver! La culture du ski remonte aux années 1890, lorsque des mineurs norvégiens sont arrivés avec ce que les gens du coin appelaient des « raquettes norvégiennes », introduisant ainsi la pratique du ski en Colombie-Britannique. Peu après, le plus ancien club de ski de la province y voyait le jour. Encore aujourd’hui, cette tradition est bien vivante et profondément ancrée dans l’identité locale.

L’été, la ville change complètement de visage et devient un haut lieu de randonnée et de vélo de montagne. Les sentiers y sont remarquables, et la rue principale dégage une atmosphère détendue typique des villages de montagne. Les favoris locaux sont : Village Idiot, Chubby Funsters (essayez la poutine), deux endroits à la fois éclectiques et emblématiques de l’esprit de Revelstoke. Pour un café et un sandwich, rendez-vous au Spilt Milk. Si vous avez la possibilité de passer une nuit supplémentaire n’importe où sur ce trajet, c’est ici à Revelstoke. La ville mérite vraiment plus qu’un arrêt rapide, comme tant d’autres endroits sur cette route.

Col Rogers

De Revelstoke, vous entrez dans le parc national des Glaciers et grimpez vers le col Rogers, une route encore une fois spectaculaire. L’histoire de cet endroit mérite d’être connue avant de s’y engager.

En 1881, un arpenteur nommé Albert Bowman Rogers remontait péniblement la vallée de l’Illecillewaet à travers les Selkirks. À court de provisions près du sommet, il devait rebrousser chemin, mais pas avant d’avoir entrevu un étroit passage dans les montagnes. C’était suffisant pour comprendre qu’il avait trouvé une voie. Le Canadien Pacifique lui avait promis 5 000 dollars pour identifier un tracé à travers ce qui était alors considéré comme une barrière infranchissable. Il a fait encadrer le chèque et l’a accroché au mur de son frère. Il ne l’a jamais encaissé.

Les équipes de chemin de fer qui ont suivi n’ont pas eu la tâche aussi facile. En 1885, le Canadien Pacifique a fait passer la voie ferrée par le col Rogers dans des conditions difficiles : avalanches, feux de forêt, pluies torrentielles. Un gestionnaire de chantier a écrit au siège social que les coulées de neige étaient « beaucoup plus importantes que prévu, et, à mon avis, dépassent largement ce que vous pouvez imaginer quant à leur ampleur et à leur dangerosité ». Il avait raison. Le Canadien Pacifique a finalement construit 31 pare-neige sur plus de six kilomètres et demi pour protéger la voie ferrée, et a tout de même perdu plus de 200 travailleurs dans des avalanches entre 1886 et 1916. Dans la nuit du 4 mars 1910, alors que des équipes dégageaient une première avalanche sur le mont Cheops, une seconde coulée a enseveli 62 hommes, dont la majorité était d’origine japonaise. Cette avalanche reste l’une des plus meurtrières de l’histoire du Canada. En 1912, le Canadien Pacifique a finalement reconnu les limites de ce tracé et entrepris le percement d’un tunnel de huit kilomètres sous la montagne. En 1916, le tunnel Connaught le remplaçait entièrement. Ce n’est qu’en 1962 que la route Transcanadienne est passée par le col Rogers, un chantier qui a mobilisé 500 travailleurs pendant six ans. Au sommet, le Centre du Col-Rogers constitue un arrêt qui en vaut la chandelle.

Le risque d’avalanche n’a pas disparu. Parcs Canada et la Royal Canadian Horse Artillery gèrent ici le plus grand programme mobile de déclenchement préventif des avalanches au monde, utilisant des obusiers de 105 mm positionnés le long de la route pour déclencher des glissements contrôlés. Il est parfois possible de voir les installations depuis l’autoroute.

Au début du printemps, les accumulations de neige sont impressionnantes. Nous avons traversé des sections où les bancs de neige de chaque côté de la route étaient plus hauts que le Mitsubishi Outlander, des murs blancs séparés par la chaussée. Un paysage à la fois saisissant et humble. Une fois de plus, le mode Snow et le S-AWC s’en sortent à merveille.

Golden

De l’autre côté du col, la route descend vers Golden, et la vallée du fleuve Columbia s’étend autour de vous. La vallée devient plus large et plate, le fleuve serpente au fond de la vallée et cinq chaînes de montagnes distinctes entourent l’horizon.

Cinq parcs nationaux entourent Golden, à une courte distance en voiture : Yoho à l’est, Glacier à l’ouest, Banff et Kootenay au sud-est, Jasper au nord. Aucune autre ville du Canada ne peut en dire autant. L’endroit s’appelait à l’origine Kicking Horse Flats, un excellent nom, avant d’être rebaptisé Golden City en 1883 pour faire de l’ombre à un camp voisin, Silver City. Mesquin? Peut-être. Mais c’est aussi l’une de ces petites originalités auxquelles on s’attend sur ce trajet.

Le fleuve Columbia prend sa source près d’ici et les marais de Columbia, juste au sud de la ville, forment l’un des plus grands systèmes de zones humides intactes au monde. C’est un habitat crucial pour des milliers d’espèces et un endroit parfait pour faire de la planche debout, si vous avez le temps. La rivière Kicking Horse River, qui rejoint le fleuve Columbia juste à côté de la ville, est l’un des meilleurs fleuves pour le rafting en eaux vives au Canada et a été le premier de la Colombie-Britannique à être désigné rivière du patrimoine. Golden est aussi le point de départ du Kicking Horse Mountain Resort, une autre excellente station de ski.

Le nom Kicking Horse, d’ailleurs, provient d’un géologue, James Hector, qui a été frappé en pleine poitrine par son cheval lors d’une expédition d’arpentage en 1858. Ses compagnons pensaient qu’il était mort. Le nom est resté.

Parc national de Yoho

Le nom « Yoho » vient d’une expression crie qui évoque l’émerveillement et l’admiration. C’est le deuxième plus vieux parc national du Canada, établi en 1886, le même jour que le parc Glacier, après que le premier ministre John A. Macdonald ait fait un voyage à bord du chemin de fer Canadien Pacifique tout juste achevé et soit revenu tellement inspiré qu’il a créé deux parcs nationaux sur-le-champ. Le parc se trouve sur le versant ouest de la ligne de partage des eaux continentale et des frontières avec Banff à l’est et Kootenay au sud. Plus petit que ses voisins, il abrite néanmoins 28 sommets de plus de 3 000 mètres, certaines des chutes d’eau les plus spectaculaires du pays, ainsi qu’un des sites fossiles les plus significatifs de la planète. Le schiste de Burgess, situé dans les montagnes au-dessus de Field, renferme des créatures marines à corps mou datant de 508 millions d’années, remarquablement bien préservées. Des scientifiques viennent du monde entier pour l’étudier.

Le lac Emerald est l’un des plus beaux lacs que vous puissiez trouver, avec ses eaux glaciaires, ses montagnes tout autour et sa couleur émeraude saisissante qui semble presque irréelle jusqu’à ce que vous soyez face à lui. À ne pas manquer. Le Emerald Lake Lodge vaut également le détour pour un séjour.

Natural Bridge est un arrêt de cinq minutes sur le chemin du lac Emerald, où la rivière Kicking Horse a creusé un véritable pont naturel à travers la roche. Un petit détour facile, mais qui vaut vraiment le coup.

Un autre arrêt mérite d’être connu si vous avez le temps : le point de vue des Tunnels en spirale, situé juste à côté de la route Transcanadienne. Le dénivelé à travers le Kicking Horse Pass était si abrupt aux débuts de la voie ferrée que les trains chargés ne pouvaient pas descendre en toute sécurité. Ce passage était appelé « Big Hill » », et il a fait de nombreuses victimes. En 1909, le Canadien Pacifique a résolu le problème en perçant deux tunnels en spirale dans la montagne, permettant aux trains de passer dans les rochers et de descendre en toute sécurité. Si vous êtes là au bon moment, vous pourrez voir les trains émerger d’un tunnel et disparaître dans l’autre.

Et puis il y a Field. Population : peu nombreuse (moins de 200 personnes). Mais Field a un restaurant exceptionnel, Truffle Pigs, l’un de mes endroits cachés préférés, avec un menu ambitieux pour un restaurant installé dans une ville de quelques centaines de personnes, en plein cœur des Rocheuses. Ça ne devrait pas être aussi bon, mais c’est le cas. Si vous avez l’occasion de manger ici, ne la manquez pas.

Si vous visitez plus tard dans la saison, sachez que la Route de la Vallée-de-la-Yoho ouvre fin juin une fois que la neige a fondu, et mène aux chutes Takakkaw : l’une des plus hautes chutes d’eau du Canada, alimentée par le glacier Daly, situé bien au-dessus de la vallée. Le mot Takakkaw signifie « c’est magnifique » en cri. Depuis les chutes, le Iceline Trail est l’une des plus belles randonnées d’un jour dans les Rocheuses canadiennes. Il grimpe abruptement au-dessus de la limite des arbres, puis traverse une crête alpine offrant une vue imprenable sur des glaciers suspendus, des champs de glace et la vallée de Yoho en contrebas. C’est une longue randonnée, prévoyez une journée complète, mais le paysage est incomparable par rapport à la plupart des autres randonnées de la région.

Lac Louise. Banff.

Ensuite, nous sommes entrés dans le parc national de Banff. Peu après avoir quitté Yoho, vous passerez devant le lac Louise. Même si vous êtes déjà venu ici vingt fois, vous vous arrêtez. C’est incontournable. Le lac, le Fairmont, le glacier qui se dresse derrière lui. Il y a une raison pour laquelle ce lac fait partie des plus photographiés au monde. Si le lac Moraine figure sur la liste (il devrait) : les véhicules personnels ne sont plus autorisés à emprunter cette route. Réservez une navette.

Puis, il y a Banff. Tout le monde connaît Banff. Les montagnes sont extraordinaires, la ville est animée, les options couvrent tous les budgets et tous les goûts. Elle a été écrite, photographiée, peinte et partagée sur Instagram plus que n’importe quel autre endroit au pays. Elle le mérite amplement. Mais c’est précisément pour cette raison que nous avons choisi de ne pas nous attarder ici. Nous voulions mettre en lumière d’autres segments du trajet qui ne figurent peut-être pas encore sur l’écran de verrouillage de tout le monde. Banff sera exactement ce que vous attendez. Et après deux jours de tout ce qui précède, ce n’est pas une plainte. Arriver ici en venant de l’ouest, après avoir réellement conduit sur tout le trajet, ça a un tout autre impact. Vous l’avez bien mérité.

En conclusion

Vancouver à Calgary en avion, c’est deux heures et ça se termine là. Vancouver à Calgary sur la route, c’est 1 000 kilomètres de souvenirs et d’anecdotes dont vous parlerez réellement.

Le Mitsubishi Outlander PHEV 2026 a été un excellent compagnon durant ce voyage. Le système S-AWC a rendu la Coquihalla et le col Rogers bien plus gérables et moins stressants. Le groupe motopropulseur PHEV a fonctionné de manière silencieuse et efficace, ajoutant de la puissance grâce aux moteurs électriques lors des montées abruptes, tout en maintenant une faible consommation d’essence. Le système audio Dynamic Sound Yamaha a offert la bande-son parfaite pour ce voyage sublime. Les sièges étaient confortables, même après des heures d’utilisation.

Mais par-dessus tout : ce pays dans lequel nous vivons est d’une beauté à couper le souffle. Et une grande partie de cette beauté se trouve juste entre deux villes où les gens prennent l’avion.

La prochaine fois, prenez la route. Empruntez la Coquihalla lorsqu’elle est encore enneigée. Arrêt à Merritt. Promenez-vous sur le bord de l’eau à Kelowna. Dégustez une poutine à Revelstoke. Mangez chez Truffle Pigs. Traversez le col Rogers au lever du soleil.

Vous comprendrez.


Si vous y allez


Temps de conduite :
La distance entre Vancouver et Calgary via Coquihalla et la Transcanadienne est d’environ 1 000 km, soit neuf à dix heures en ligne droite. Il est possible de le faire en une journée, mais prévoyez au moins deux jours (ou autant que vous pouvez) pour en profiter pleinement.

  • Meilleure période : De la fin du printemps à l’automne, pour profiter des routes dégagées et des randonnées et aventures estivales. Le début du printemps est spectaculaire et magnifique, mais vérifiez l’état de la route de Coquihalla avant de quitter Hope.
  • Park Pass : Nécessaire pour s’arrêter à Glacier, Yoho et Banff. Disponible en ligne ou à l’entrée.
  • Essence et recharge : Faites le plein à Hope, Merritt, Kelowna, Revelstoke et Golden. La plupart des hôtels de catégorie moyenne situés le long de l’itinéraire disposent d’un système de recharge pour les véhicules électriques. Appelez à l’avance pour confirmer à tout autre endroit.
  • Faune et flore : Les ours sont actifs à partir du printemps. Laissez-leur de l’espace, ne vous arrêtez pas au milieu de la route. Emporter un aérosol anti-ours lors des randonnées.
  • Col Rogers : Avant de quitter Revelstoke au printemps, vérifiez les rapports de Parcs Canada sur les routes et les avalanches. Cela prend deux minutes et ça en vaut la peine.

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